Antoinette Fouque - Site Archives


Antoinette Fouque - Site Archives

Le MLF fut fondé afin d'esquiver une récupération politique. Antoinette Fouque (cliquez ici pour lire) s'éloigne du Mouvement de libération des femmes lors de son départ pour les Etats-Unis au début des années 80. Le mouvement, à ce moment victime de de querelles internes, a de moins en moins de militantes. Aidée par plusieurs militantes, elle lance le MLF. Antoinette Fouque s’est battue toute sa vie pour que le droit des femmes avance.

Antoinette Fouque, la femme de lettres

Antoinette Fouque s'aperçoit combien les femmes occupent une place mineure dans le monde du livre en côtoyant les milieux intellectuels parisiens. Les lecteurs ont connu de nombreux auteurs grâce à la société d’édition de la militante du droit des femmes, qui met en avant des centaines d'ouvrages consacrés à la création féminine. Grâce aux Editions des femmes, Antoinette Fouque promeut l'élan littéraire des femmes. Elle crée Les Editions des femmes dès 1973. Les Librairies des femmes sont inaugurées à la même époque.

Antoinette Fouque a fondé l’Observatoire de la Misogynie et le Collège de Féminologie. Elle s'engage aux côtés de femmes en luttes telles que la Kurde Leyla Zana et la Bangladaise Taslima Nasreen. Pour la militante, la femme du soldat inconnu est plus inconnue que lui. C'est la phrase écrite sur une banderole qu'elle agite lors d'une manifestation du MLF à Paris. Toutes les causes ont été soutenues par Antoinette Fouque.

Antoinette Fouque, une jeunesse entre Marseille et Paris

Dans les années 60, Antoinette Fouque devient maman. Elle est dès lors confrontée aux obstacles que rencontre une femme lorsqu’elle doit assumer ses statuts de mère et d’épouse tout en ayant une profession. Elle passe une enfance sereine à Marseille. De ses années passées dans un quartier défavorisé, elle gardera toute son existence un solide ancrage à gauche. Antoinette Fouque a été à bonne école car son père était un militant communiste.

Ce qu'elle nomme la féminologie, Antoinette Fouque le précise dans plusieurs essais sortis entre 1989 et 2012.. La théoricienne trouve le nom "féminologie", puisqu'elle déteste les mots en "-isme" qui réfèrent à une idéologie. Le combat d’Antoinette Fouque n'a rien à voir avec un militantisme féminin sans concessions, il soutient son attachement à la maternité, qui ne peut s’opposer à la libération des femmes.